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En quête de lectures anciennes, je suis tombé sur HISTOIRE DES MAISONS ET DES FAMILLES DE SAINT-ÉLOI, le village de mon enfance. J’y ai vécu de un an à 12 ans et j’ai quitté ce village pour le Couvent des sœurs de L’Isle-Verte, puis pour le Collège de Ste-Anne-de-la-Pocatière, pendant huit ans. Pour mon cours classique.

Pendant huit ans enfin chez les Pères dominicains, pour mes études en théologie. Je ne suis pas revenu chez moi pendant huit ans. J’ai bien suivi la filière parce que je devais faire un Père, un père dominicain.
Après mon ordination, je suis retourné dans mon village comme si je retournais dans mon enfance, avec plaisir et passion. On me faisait l’honneur et le plaisir de revoir ma famille, de relancer au baseball pour ma paroisse, et surtout de célébrer la messe paroissiale. Ce que j’accomplissais avec sérieux et passion. J’accomplissais mon rôle avec toute l’intériorité et la religiosité dont j’étais capable.
La messe commence. On entonne l’Introit, le chant d’entrée., je prends le goupillon pour lancer l’eau bénite. Un coup à droite, un coup à gauche, un coup dans l’allée centrale. Je n’exagère rien. Comme tous les célébrants le faisaient. Mais, soit que le goupillon avait perdu sa force première, soit que le curé était particulièrement vieux, soit que j’aie trop lancé au baseball. Toujours est-il que le goupillon a tenu les deux premiers essais, mais, au troisième coup, la tête du goupillon de métal est partie frapper dans les portes centrales, en arrière de l’église. J’ai gardé le manche dans ma main.
Croyez-le ou non, j’ai retenu ma forte envie de rire.

L’assemblée, elle, n’a pas été capable de cette retenue.

Heureusement, il n’y a pas eu de blessé.

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